
La saison ATP s'est achevée ce week-end et Roger Federer termine n°1 mondial pour la 5ème fois de sa carrière. L'occasion de plonger dans le quotidien d'un superchampion du tennis...
07h45 : L’hymne de la confédération helvétique retentit. Roger Federer éteint le réveil d’un geste smashé.
07h46 : Roger se lève et embrasse sa femme, ses deux filles, ainsi que chacun des 15 trophées du Grand Chelem qui reposent dans sa villa de Wollerau, dans la banlieue de Zurich.
07h56 : Roger avale au petit-déj une barre de chocolat Milka et un grand verre de lait en regardant de loin une rediffusion de la finale de l'US Open 1995 remportée par Pete Sampras.
08h33 : Pour se réveiller, Roger s'approche de la piscine au fond de laquelle est représenté un énorme logo RF, inventé par Nike à son effigie. Parti pour plonger, il effectue au tout dernier moment un saut périlleux arrière en toute décontraction. Il enchaîne avec quelques brasses, sort de l'eau et se sèche avec une serviette Roland Garros.
09h28 : Roger part en footing s'entraîner sur herbe.
09h49 : Arrivé sur le court d’entraînement, jugeant le gazon un peu trop haut, Roger décide de le tondre lui-même à l'aide d'un couteau suisse.
10h30 : L’entraînement commence. Sans coach depuis mars 2009, Roger s’est procuré une machine à lancer les balles qui permet d’en envoyer deux à la fois. Il la met en route et court se placer pour frapper les premières.
10h51 : Mort d’ennui, il modifie les réglages de l’appareil pour passer à quatre balles envoyées en même temps. Sur le court voisin, Novak Djokovic peaufine son imitation de Gaël Monfils en se roulant par terre.
12h00 : Roger éteint le lanceur de balles en expédiant la dernière d’un coup droit puissant directement sur le bouton "on/off". Il rentre à pied tranquillement pour déjeuner en famille.
12h24 : Arrivé au portail, il relève le courrier destiné à la "Roger Federer Foundation" et claque le volet de la boite aux lettres d’un revers lifté à une main.
13h14 : Roger fait rebondir trois ou quatre fois une meule entière de gruyère et la sert à table.
15h19 : Il se réveille après une sieste de 61 minutes, comme le nombre de titres qu’il a remporté sur le circuit ATP.
15h34 : Federer se dirige vers son box pour se rendre à l’entraînement en voiture. Soudain, une pomme de pin-sylvestre se décroche d’une branche au-dessus de sa tête. Il l’expédie instantanément hors de la propriété d’une volée slicée.
16h00 : Entraînement sur terre battue. Gustavo Kuerten, vainqueur en carrière de 15 tournois sur cette surface, a accepté d’être son "sparring partner" pour l'occasion. Planté derrière le grillage, Andy Roddick filme les dérapages en gros plan avec son iPhone et prend des notes sur un cahier à spirales.
17h45 : Fin de l'entraînement. Épuisé, couvert de terre et trempé de sueur, le brésilien s'excuse pour la faible opposition qu'il a proposé. Roger le rassure, cette séance lui a permis de finir un bouquin.
17h46 : A la sortie du court, une demi-douzaine de jeunes filles se jettent sur "Guga" pour l'embrasser et obtenir une photo. Profitant de l'aubaine, Roger ne perd pas de temps et file au vestiaire.
17h54 : Avant de passer à la douche, il plie ses vêtements secs et ses chaussettes parfaitement blanches puis les range délicatement pour le lendemain.
18h23 : Sur le parking du club, il place ses raquettes entre les deux sièges bébés du 4x4 offert par son sponsor bavarois. Au même moment, Rafael Nadal débarque au volant de la toute dernière Ferrari F430. L’espagnol se gare à côté du numéro 1 mondial et le salue d'un "vamos" rageur en faisant hurler le moteur. Roger lui répond d’un signe amical de la main.
19h10 : Roger accueille chez lui des enfants en soutien scolaire et leur dispense bénévolement des cours d'allemand, de français et d'anglais dans une petite classe qu’il a fait construire au fond de son jardin.
20h45 : Invité au Parc Saint-Jacques, Roger assiste aux cotés de Marc Rosset à une rencontre amicale de football entre le FC Bâle et Neuchâtel Xamax au profit de l’UNICEF, dont il est ambassadeur depuis 2006.
21h34 : A la mi-temps, le score est de 0-0. Sous la pression du public, Roger accepte de chausser les crampons et enfile un maillot du FC Bâle floqué du n°10.
22h30 : L'arbitre siffle la fin du match remporté 4 buts à 0 par les bâlois. Federer a inscrit un triplé et délivré une passe décisive pour Alexander Frei.
23h22 : De retour à la maison, Roger consulte son compte bancaire sur internet. Un peu fatigué, il a du mal à distinguer le nombre de zéros présents sur le chiffre de son solde. Il décide de remettre à plus tard cette activité facultative.
23h29 : Il enlève du poignet la Rolex Daytona qu’il a reçu en cadeau de son partenaire et la dépose sur la table de nuit, juste à côté de la médaille d’or des J.O. de Pékin.
23h32 : Roger regarde La vie est belle de Roberto Benigni en version originale. Ému, il verse une larme à la fin du film et s’endort sereinement, en rêvant d'une victoire sur le Tour de France.