mardi 29 septembre 2009

Le Stade Toulousain au Baron ?

Les looks des rugbymen du Top 14 sont de plus en plus étonnants. Depuis août dernier, les joueurs du Stade Toulousain se font remarquer en portant une moustache dans le pur style seventies, confirmant ainsi que les grands gaillards du rugby français ne manquent pas d’humour.

Pour la photo officielle de début de saison, le XV toulousain avait fière allure. Sur une idée de Clément Poitrenaud, la plupart des joueurs arboraient gaiement une véritable moustache que l'on pourrait qualifier "de la vieille école". L’arrière international a expliqué avoir lancé ce défi à ses partenaires pour rendre hommage au glorieux passé du club, notamment à Pierre Villepreux, emblématique joueur puis entraîneur du Stade dans les années 70-80, et grand adepte du jeu en mouvement.

En termes de pilosité faciale (c'est malheureusement comme ça qu'il faut dire), l'emblématique Sébastien Chabal avait ouvert la voie. Le joueur du Racing Metro porte les cheveux longs et une barbe saillante depuis 2007 ; un look de viking ayant conquis le public français lors de la dernière Coupe du Monde et la fameuse "Chabalmania". Avant cela, le troisième ligne était bien plus discret et presque méconnaissable, alors qu'il évoluait à Bourgoin (de 1998 à 2004).

Autre originalité esthétique, les joueurs du Stade Français jouent ces dernières années avec des maillots improbables. Précurseurs dans ce domaine, les parisiens ont successivement porté une tunique rose flashy très controversée à l'époque (et couleur devenue aujourd'hui l'image du club), un maillot orné de lys dessiné par Kenzo, puis un autre imitation Andy Warhol pour le moins surprenant. Le Stade Français a ainsi révolutionné le style des tenues officielles de rugby. Cette saison, les joueurs du président Max Guazzini font honneur à leur réputation et portent un maillot "cartoon" plutôt hallucinant, dont chacun se fera sa propre opinion.

Ces initiatives, parfois critiquées par les puristes, témoignent d’un certain sens de la dérision de la part des joueurs et des dirigeants, et contribuent largement à la hausse de popularité du rugby en France.

Pas toujours en phase avec la mode (c’est le moins que l’on puisse dire), les rugbymen du Stade Toulousain et leur look rétro sont cette fois dans l’air du temps.
La moustache redevient en effet très tendance, notamment dans les milieux branchés de la capitale. Au Baron, club sélect de l'avenue Marceau, de nombreux moustachus se retrouvent pour danser sur les Clash et chanter Joe Dassin dans la même soirée. Les joueurs toulousains y feront-ils la 3ème mi-temps lors de leur prochain match à Paris ? Rien n’est moins sûr. Pour cela il faudrait que le physio laisse rentrer une équipe de 15 rugbymen dans ce minuscule club de 180 m2, ce qui n'est pas gagné. Remarquez, il paraît qu’un soir il a accueilli à bras ouverts toute une équipe de foot…

mardi 22 septembre 2009

24 heures avec Usain Bolt


Plongez dans le quotidien de l'homme le plus rapide de la planète, triple champion olympique et triple champion du monde, à 23 ans.

8h15 : Usain Bolt éteint son réveil en 11/100e de seconde et se rendort aussi sec.
9h15 : Usain Bolt éteint son réveil en 11/100e de seconde et se rendort aussi sec.
10h16 : Usain Bolt traîne un peu sur l'oreiller en chantant les paroles de Get Up Stand Up de Bob Marley, puis s'éjecte hors du lit.

10h20 : Face au miroir de sa chambre, entre les posters de stars du cricket et de Don Quarrie, Usain Bolt sautille, s'arrête, met la main devant la bouche, l'enlève, sourit, remet la main devant sa bouche, puis se télé-porte dans la salle de bains.
10h23 : Usain Bolt prend sa douche en 9'58''.
10h42 : L'athlète surnommé "la foudre" s'enfile trois ackees en guise de p'tit déj.
10h57 : Un journaliste tente de joindre Usain Bolt pour l’interroger, il tombe sur sa messagerie: "Hi, you have reached Lightning Bolt’s voicemail, please leave a message and I will call you back as fast as I can".

11h04 : Usain Bolt surfe un peu sur internet. Il consulte ses emails, son profil Facebook, et regarde sur Youtube une vidéo de la finale du 400m à Séville en 1999, remportée par Michael Johnson en 43''18' (record du monde).
11h33 : Usain Bolt part voir ses parents à Trelawny, à 100 km au nord de Kingston. Pour s'y rendre, il emprunte à pied l’autoroute 2000 rebaptisée "Autoroute Usain Bolt" en l’honneur du héros national.
11h43 : Arrivé dans sa ville natale, Usain Bolt est accueilli par une foule en délire. Il embrasse sa mère tendrement, récupère son sac de linge propre et repart dans l'autre sens.
11h53: De retour dans la capitale jamaïcaine, Usain Bolt passe à hauteur du MVP Track & Field Club de son compatriote Asafa Powell, qui enchaîne les tours de piste au milieu d'autres coureurs appliqués.

12h12 : Confortablement installé dans un hamac sur sa terrasse, Usain Bolt parcourt au soleil sa collection de bandes-dessinées de Flash.
12h24 : Un livreur de pizzas sonne à la porte, Usain Bolt lui ouvre alors que celui-ci a encore le doigt sur la sonnette. Le temps de cligner des yeux, le coursier se retrouve avec un billet de $20 dans la main à la place de la commande. L’athlète s’enfile une pepperoni extra-cheese et 1/2 litre de soda américain.
14h32 : Allongé sur son lit, Usain Bolt écoute Aux armes et caetera de Serge Gainsbourg, enregistré en Jamaïque avec les Wailers il y a exactement 30 ans...
14h39 : Un chercheur universitaire canadien tente de joindre Usain Bolt, sans succès. Il laisse un message sur son répondeur.

14h54 : La piste d'athlétisme du Racers Track Club d'Usain Bolt est déserte.
14h55 : En pleine partie de PES sur Playstation 3, Usain vient de marquer avec Manchester United, son club favori. Il prend son temps pour apprécier au ralenti le but qu'il a inscrit par Wayne Rooney. Son coach Glen Mills, qui tient la deuxième manette, manque de perdre ses nerfs.
16h00 : L'entraîneur jubile, il vient de remporter la série de matchs au jeu de foot et se verra donc offrir le Mc Do par son poulain. Usain propose une revanche sur Wii.
16h25 : Usain Bolt perd encore le pari, sur Nintendo cette fois, et écope pour celui-ci d'un entraînement immédiat. Il file donc se mettre en tenue de sprinter.
16h26 : De retour dans le salon, il répète le mime de l'éclair cinq ou six fois. Son coach ajuste la position du bras gauche qui doit se situer un peu plus haut selon lui.
16h31 : Fin de l'entraînement.

18h54 : Un scientifique anglais essaie à son tour de joindre Usain Bolt pour l'interroger. Répondeur.
19h28 : Usain Bolt sort sa Ferrari California GT du garage pour aller chercher le dîner avec son coach. Dans la rue, une cinquantaine d’enfants courent autour de la voiture du roi du sprint, qui s'arrête et sort pour leur prodiguer quelques conseils.
19h45 : Au drive-thru, Usain commande deux menus Chicken McNuggets et reçoit deux verres en cadeau. Il rend les verres en indiquant qu'il ne peut pas accepter un tel geste. La serveuse les reprend et remarque les 3 médailles d'or pendues au rétroviseur du bolide.
19h36 : Usain Bolt est pris dans un concert de rue sur le chemin du retour. Il s'arrête à nouveau et rejoint les jeunes rastafari pour danser et reprendre avec eux la chorégraphie d'Elephant Man, inventée pour l'icône national.
19h47 : L'athlète américain Tyson Gay téléphone à Usain Bolt, toujours sur boîte vocale. Il lui laisse un message : "Please don't go to London in 2012".

20h13 : Usain Bolt allume enfin son portable. Il écoute ses messages et renvoie un texto groupé : "I can run faster dan 9’50’’. Peace out".
20h40 : Un violent orage éclate. Usain Bolt sort courir.
22h15 : Usain organise un tournoi de poker chez lui avec ses potes de lycée. Une épaisse fumée d'herbe flotte dans la pièce. Sur la table cohabitent des Red Stripes, des cartes, des jetons, et trois médailles d'or.
00h09 : Le tournoi s'achève sur une victoire d'Usain Bolt, qui insiste pour rendre l'argent perdu par ses copains.
00h41 : Prêt à se coucher, Usain Bolt éteint la lumière de sa chambre et se retrouve au lit avant même que la pièce soit plongée dans le noir.
00h47 : Usain Bolt s’endort en 19’’19’ dans un immense drapeau jamaïcain, devant le générique d’un célèbre film sorti quatre ans avant sa naissance : E.T. L’extraterrestre.

mardi 15 septembre 2009

L'Euro de basket a un prix


L’équipe de France dispute actuellement le championnat d’Europe de basket en Pologne. Avec des représentants NBA assumant leur statut et une génération de jeunes talentueux, les français ont toutes leurs chances lors de l'édition 2009. Malgré cela, les rencontres des Bleus passent relativement inaperçues.

Souvent décevante lors des précédentes compétitions internationales, l’équipe de France de basket réalise cette année un parcours honorable à l’Euro. Les tricolores ont dû passer par l'épreuve des barrages en août avant de valider leur ticket polonais. Des barrages évidemment moins médiatisés que ceux que s’apprêtent à disputer Thierry Henry et sa bande pour tenter de rejoindre la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud.
On ne peut que déplorer le manque de visibilité sur l'aventure européenne de nos basketteurs nationaux. Lorsque leurs performances sont évoquées dans les médias français, ce n'est que brièvement, et généralement par des journalistes qu’on pourrait qualifier de …pas très qualifiés.
Sur RMC, malgré son excellente émission et la sympathie qu'il dégage, Vincent Moscato est davantage un spécialiste du franc-parler que du lancer-franc. Sur France 2, il est bien évident que les connaissances de Patrick Montel en basket sont limitées, comme d'ailleurs celles de la plupart des chroniqueurs de stade 2 dans leurs sports respectifs.

Les matchs du championnat d'Europe de basket sont retransmis sur Canal+ Sport (30 euros par mois), à l’heure où TF1 choisit de diffuser Secret Story…La chaîne hertzienne obtient sans aucun doute une meilleure part d'audience avec la téléprison-réalité mais cela ne contribuera certainement pas à faire de la France une grande nation de sport.
Si jamais les basketteurs français atteignent la finale, celle-ci pourrait éventuellement être diffusée sur France Télévisions…Ouais !
Chaque année, le tournoi des 6 Nations de rugby bénéficie d’une couverture médiatique aussi large qu’un maillot de Sebastien Chabal. Pourtant, selon une étude de l’INSEE en 2007, le rugby ne compte que 285 376 licenciés en France tandis qu'il y a 457 121 adeptes du basket. Allez comprendre.

Il faut avouer qu'habituellement le basket est davantage évoqué dans les médias français. L’Equipe Magazine a consacré dernièrement divers numéros sur des joueurs évoluant en NBA, qu’ils soient français ou américains. Lors des playoffs outre-atlantique, les performances de Tony Parker avec les San Antonio Spurs sont régulièrement mises en valeur dans l'Equipe.
Bien que le basket européen soit moins spectaculaire, il n’en reste pas moins intéressant et son niveau s’est considérablement amélioré ces dernières années. Pour preuve, de plus en plus d’européens évoluent dans le meilleur championnat du monde. Lors de la saison 2008-2009, dix français ont foulé les parquets de la NBA, alors qu'un seul l'avait fait en 1997-1998 (Olivier Saint-Jean, devenu Tariq Abdul-Wahad depuis sa conversion à l'Islam, a été limogé par les Dallas Mavericks en 2005).

Donc. Les joueurs de Vincent Collet sont à ce jour invaincus à l’Euro 2009. "Tipi", triple champion NBA, assume enfin son rôle de leader et semble cette fois motivé pour ramener de son séjour européen une médaille d’or plutôt qu’une NRJ Music Award.
Malgré les absences de Mike Pietrus et Joachim Noah (retenus par leurs franchises), les représentants du championnat nord-américain confirment leur rang de cadres de l'équipe, à l'image de Ronny Turiaf et Boris Diaw. Ajoutez à cela les bonnes prestations de jeunes joueurs évoluant en ProA, comme le pivot Ali Traoré ou le meneur Antoine Diot, la France est bien partie pour accrocher le podium.

Et sinon, l’équipe de France de volley-ball est vice-championne d’Europe 2009. Les français se sont inclinés en finale face à la Pologne (3 sets à 1) dans l'indifférence quasi-générale. II faut dire aussi que le match s’est joué en même temps qu’une séduisante affiche de Ligue 1 : Stade Rennais – AS Saint Etienne.

mardi 8 septembre 2009

NCAA vs. NFL


Ces initiales ne vous disent peut-être rien mais pour les américains, grands adeptes de sigles et acronymes en tous genres (du restaurant KFC à l'agence aérospatiale NASA en passant par la ville de NYC), elles sont immédiatement synonymes de sport, et plus précisément de football*.

La NCAA (National Collegiate Athletic Association) est l'association sportive américaine qui organise les programmes sportifs des grandes universités des Etats-Unis. Les joueurs évoluant en NCAA sont donc tous des étudiants, jouant pour le compte de leur fac appelée "college". A la fin de leur scolarité universitaire, les meilleurs joueurs se présentent à la draft avant de débuter leur carrière professionnelle en NFL.
La NFL (National Football League) compte 32 équipes réparties en deux conférences, l'AFC et la NFC (tiens, encore des sigles). Le championnat se déroule en trois phases : La saison régulière, les playoffs et enfin le Super Bowl. Les franchises les plus titrées dans l'histoire de la NFL sont les Pittsburgh Steelers (6 titres), suivis par les Dallas Cowboys et les San Francisco 49ers (5 titres chacun).

Selon un sondage ESPN réalisé en 2006, le football est le sport le plus populaire aux Etats-Unis, devant le basketball et le baseball. Mais le football professionnel est-il plus attirant que le football universitaire ?

En NCAA, la passion autour de l'équipe est un motif de rassemblement pour les étudiants, dans un pays où l'appartenance à une communauté est très importante. L'engouement pour les rencontres de "college football" est considérable et les universités possèdent les plus grands stades du pays. En 2008, lors de la victoire de University of Texas sur son rival Texas A&M, le Memorial Stadium d'Austin a battu le record d'affluence pour un évènement sportif dans l’Etat du Texas (98 621 spectateurs dont plus de 60 000 étudiants déchaînés).
Les rencontres universitaires se déroulent dans une ambiance surchauffée et sont systématiquement accompagnées par l'orchestre de l'école. A University of Florida, l’équipe de football est tellement populaire que les
entraînements de pré-saison des Gators peuvent attirer jusqu’à 50 000 personnes.
La majorité des matchs NCAA, d'un niveau excellent, sont retransmises sur le câble et sur les chaînes locales. Les joueurs, non payés par définition, sont motivés tout au long de la saison pour attirer le regard des recruteurs. Il en résulte un jeu plus dynamique et un spectacle en général plus vivant qu’en ligue pro.

En NFL, les matchs sont rythmés par d'interminables coupures pub pour les chaînes nationales et se déroulent devant un public endormi, qui passe son temps à avaler des "pick food" et du Dr. Pepper dans des gobelets XXL (pour Extra-Extra Large). L'avant-match est un show avec explosions pyrotechniques sur fond de tubes nases du moment. Les animations pendant les pauses (concours sponsorisés) ont pour but de divertir les spectateurs généralement venus en famille. De temps à autre, pour réveiller les fans, les écrans géants invitent à "taper des mains" ou crier "defense" pour encourager l’équipe...La qualité du jeu y est plus élevée qu'en université, mais dans ce sport reposant principalement sur la tactique, les matchs de "pro football" deviennent parfois de véritables parties d'échecs ennuyeuses pour les novices.


En résumé, si vous êtes par exemple en Californie, choisissez une affiche USC vs. UCLA plutôt qu'un quelconque match NFL des Chargers ou des 49ers. Dans tous les cas, mieux vaut connaître les règles avant d'aller au stade...

* Il est évidemment question ici de football américain et non de football européen, appelé "soccer" aux Etats-Unis.

jeudi 3 septembre 2009

Touche pas à mon banc !


En l'espace de quinze ans, les bancs de touche sur lesquels s’installent le staff et les remplaçants pendant les matchs ont connu une véritable révolution. Le bon vieux banc en bois que personne ne voulait cirer a été remplacé par une génération de fauteuils individuels de standing.

Tout a commencé par une bonne blague allemande, en 1995. L’entraîneur du FC Kaiserslautern à l’époque, Fridel Rausch, demande à son pote Ulrich Putsch (propriétaire de Recaro) de lui confectionner un siège très confortable pour suivre les rencontres de son équipe à domicile. Coach Rausch obtient donc son fauteuil personnel conçu par le célèbre fabricant de sièges baquets de la région de Stuttgart.
Quelques journées de Bundesliga plus tard, les joueurs de Kaiserslautern demandent à partager le luxe et le confort de leur entraîneur. Le premier banc de touche customisé est né.

Depuis, la société Recaro a fourni les plus grands clubs : Real Madrid, Manchester United, Newcastle, Ajax Amsterdam, Sao Paulo FC, etc. L'entreprise équipe aujourd'hui plus de 50 stades à travers le monde et une gamme "stadium seats" a même été créée pour satisfaire la demande internationale grandissante.

Une fois n’est pas coutume sportive, la métamorphose des bancs de touche n’est donc pas initialement liée au sponsoring, devenu omniprésent dans le sport en général et dans le foot en particulier. Mais achtung ! Les grandes enseignes sont en train de s’emparer de ce nouveau support de pub qui offre une large visibilité et les bancs (qui n’y ressemblent plus du tout) deviennent de véritables fenêtres marketing.

Ainsi, la compagnie aérienne allemande Lufthansa équipe depuis l'an dernier le Bayern Munich avec des sièges d’avion Business Class...si, si. En Italie, la marque de mobilier de salon Poltrone e Poltrone sponsorise l'Inter Milan et le Milan AC avec des fauteuils en cuir noir, la couleur commune aux deux équipes du Calcio.

Sachant cela, on peut donc craindre et imaginer le pire pour les futurs bancs : fauteuils de ciné à Gerland (Pathé est actionnaire de l'OL), banquette arrière de Q7 à Wolfsburg (détenu par Volskwagen), sièges de tracteur à la Juventus (New Holland est sponsor officiel)...Les publicités les plus absurdes sont malheureusement envisageables.
Une chose est sûre, malgré le confort récent auquel ils ont droit, les remplaçants ne sont pas au bout de leurs peines…