
07h45 : L’hymne de la confédération helvétique retentit. Roger Federer éteint le réveil d’un geste smashé.


Les Bleus, toujours menés 1-0, continuent d’être largement dominés par les irlandais et ne parviennent pas à se procurer la moindre occasion. A la 119ème minute, alors que les deux équipes se dirigent vers la traditionnelle séance de tirs aux buts, Richard Dunne surgit sur corner et catapulte de la tête le ballon dans les cages de Lloris. 2-0 pour l’Irlande ! Cette fois, le Stade de France est K.O. L’Irlande se qualifie pour le Mondial grâce à cette victoire héroïque. La France n’ira pas en Afrique du Sud et rate ainsi la Coupe du Monde pour la première fois depuis 1994.
Pendant que les irlandais, en larmes, se tombent dans les bras et remercient les 15 000 supporters qui ont fait le déplacement, Thierry Henry s’explique au micro de David Astorga : "Tout est allé très vite. J'empêche le ballon de sortir avec la main et je le passe avec le pied à William, mais 10 secondes après j’ai réalisé qu’on ne pouvait pas se qualifier comme ça. C'était trop gros et injuste".
Interrogé dans la foulée, Raymond Domenech déclare après la défaite :"Un échec ? Non. Je suis très fier de la réaction de Titi. L’humilité et le fair-play sont des valeurs que j’ai véhiculé dans le groupe pendant ces 4 années à la tête de l’équipe de France, je suis content de ce qu’ils ont retenu. - Déçu de ne pas aller en Afrique du Sud ? Pas tellement, j’ai prévu d’y aller en janvier avec Estelle, c’est la meilleure saison."
Le lendemain de la défaite, la France se réveille groggy mais la tête haute. La presse nationale évoque l’absence des Bleus à la Coupe du Monde mais salue unanimement l’honnêteté du joueur du Barça, qui a su montrer l’exemple. L’Equipe titre « C’est beau un monde qui joue » en référence à Henry et à la performance des irlandais. Pour Le Parisien : « Henry sauve l’honneur de la France ». L'édito dénonce la piètre performance des Bleus qui ne méritaient pas de se qualifier.
Les quotidiens étrangers évoquent eux aussi largement la réaction exemplaire de l'attaquant français, de plus en plus rare sur les terrains de foot : « It's just a game » reprend The Sun outre-manche. Pour The Irish Times, le n°12 tricolore devient « Thierry Hero » et The Times y va de son « God save Henry ». En première page de The Independant, on peut lire « Fair Play 1–0 Video » qui évoque le sempiternel débat sur l’arbitrage.
A 11h, Jean-Pierre Escalettes annonce officiellement (devant un parterre de journalistes en folie) que Raymond Domenech sera remplacé par Laurent Blanc une fois la saison terminée avec Bordeaux. L’objectif du "Président" sera de qualifier la France et d'atteindre le dernier carré à l’Euro 2012.
Vers 14h, les joueurs français se laissent aller aux commentaires. Malgré la déception de ne pas aller au Mondial, Lassana Diarra se réjouit de la nomination de Blanc à la tête des Bleus, "un ancien champion du monde qui, lui, a tout gagné". William Gallas est l’un des premiers à mettre en cause directement l’ancien coach et déclare que "son discours n’est jamais passé dans le vestiaire".
En fin de journée, les langues commencent à se délier. Pour Patrice Evra, Domenech "n’avait pas le niveau international". Jérémie Toulalan en rajoute une couche, "on l'a soutenu alors qu'on ne comprenait pas ses choix. Et sur le terrain, on était laissés à l’abandon". Yohann Gourcuff, quant à lui, avoue être "soulagé" par le départ de Raymond et remercie la compagne du sélectionneur d’être "restée discrète" en évoquant une aventure qu'il aurait eu avec elle à Biarritz en 2004. Un silence sans lequel "(il) n’aurait jamais pu connaître (ses) premières sélections sous le maillot bleu".
Stade de France, mercredi 18 novembre 2009. 23h13…
Alors que la question sur l’identité nationale agite l'hexagone sur le terrain politique, qu’en est-il sur les terrains de football ? La confrontation Irlande – France en barrages de la Coupe du Monde 2010 est le meilleur exemple pour illustrer ce débat.
Avant le match aller, les irlandais promettaient aux français l’enfer à Croke Park : 80 000 supporters déchaînés et 11 guerriers sur le terrain. Au final, il y a eu 80 000 supporters déchainés et 11 joueurs juste disciplinés. Les verts n’ont pas affiché l’engagement, la rage de vaincre annoncée. Ils n’ont pas mis de folie dans leur jeu, ils n’ont pas non plus déclaré la guerre sur le terrain comme attendu. Alors c’est ça l’Irlande ? Bouh c'est nul ! La France n’a pas eu à forcer son talent pour ramener de Dublin une courte mais précieuse victoire (0-1). Elle n’a surtout pas eu à combattre face à des irlandais qui, à défaut de jouer avec leur cœur, ont suivi la tactique stricte mise en place par Giovanni Trapattoni. L’Irlande s’est-elle trahie en nommant un entraîneur italien en charge de l’équipe nationale ? Comment le Trap’ va-t-il préparer ses joueurs pour renverser la situation au retour, lui qui vient du pays du Catenaccio ? Nul doute que Roy Keane (l’ancien "boucher" de Manchester United pressenti pour succéder à l’italien) aurait en tout cas sa propre méthode pour motiver ses compatriotes…
De son côté, la France peut se targuer d’avoir un entraîneur français. Certes, ce n’est pas "Raymond la science", mais il a au moins le mérite de chanter la Marseillaise en début de match. Bon, en fin de match par contre, on flippe toujours un peu qu’il propose à Estelle un week-end à Venise ou un troisième enfant…(je le pense aussi capable de s’auto-demander en mariage un jour). Outre sa personnalité difficile et ses choix discutables, Raymond Domenech respecte la tradition française : il n’a aucun style de jeu. Roger Lemerre avait-il mis en place un système de jeu particulier en 2000 ? Et pourtant, on a gagné l’Euro. Les bleus d’Aimé Jacquet avait-il un fond de jeu en 1998 ? Et pourtant on a gagné la Coupe du Monde (avec Stéphane Guivarc’h titulaire). Depuis des lustres, le jeu de l’équipe de France ne repose que sur les épaules d’un joueur exceptionnel, un magicien du ballon, avec dix maillots bleus autour. Entre les deux périodes fastes de l’équipe de France (entre Platini et Zidane donc), la France a carrément raté deux Coupes du Monde, en 1990 et en 1994. Et depuis que ZZ est devenu un businessman à temps plein, l’équipe de France souffre de l’absence d’un n°10 de génie, et elle se retrouve aujourd’hui en barrages.
Alors que l’on connaît déjà 26 nations qualifiées pour la Coupe du Monde, on peut dire qu’au moins un tiers des entraîneurs (11 exactement) représenteront un pays qui n’est pas le leur. L’Afrique du Sud, pays organisateur, en fait d’ailleurs partie depuis que le brésilien Carlos Alberto Parreira a pris les rênes des Bafana Bafana en octobre. Vahid Halilodzic entraînera lui la Côte d’Ivoire (une évidence pour cet homme qui respire le soleil et la chaleur humaine), l’argentin Marcelo Bielsa emmènera le Chili (qu’il a qualifié pour le Mondial en battant son propre pays). Quant à Fabio Capello, à la tête de l’équipe d’Angleterre, je lui souhaite sincèrement de ne pas rencontrer l’Italie en finale. Si jamais c’est le cas, je l’observerai avec attention au moment des hymnes nationaux. Ce protocole devrait en effet lui donner l’occasion de mesurer pleinement le pétrin dans lequel il se trouve…
Pour en revenir au match qui nous intéresse, souhaitons de voir au Stade de France une équipe d’Irlande combative, oubliant les consignes de son coach et jouant avec ses tripes pour représenter la fierté du peuple irlandais. Mais avant tout, souhaitons de voir un grand Yohann Gourcuff, capable de mettre en valeur ses partenaires ou de faire basculer une rencontre à lui tout seul... Irlande – France : deuxième manche.

Tout a commencé avec l'arrêt Bosman en 1995. Puis il y a eu les nettement moins médiatisés arrêts Malaja (2002) et Kolpak (2003). Ces décisions fondamentales sur la libre circulation des joueurs entre les clubs ont révolutionné le monde du football professionnel, et ont permis à l'Inter Milan de n'aligner aucun joueur italien samedi dernier en Serie A.
L'Internazionale FC Milano a été créé en 1908 par un groupe de dissidents du Milan AC, l'autre club de la ville, à qui ils reprochaient de ne pas embaucher de joueurs étrangers. Les fondateurs de l'Inter ont baptisé le club ainsi pour symboliser leur volonté de donner une chance à des joueurs internationaux d'évoluer en Italie.
Un siècle plus tard, le moins que l'on puisse dire, c'est que le club respecte les principes de sa création. Pour le compte de la 11ème journée du Calcio, l’Inter Milan, leader du championnat, s’est imposé à Livourne (0-2) et pas un seul italien n’a participé à cette rencontre avec le maillot nerazzuro. 4 argentins (J. Zanetti, W. Samuel, E. Cambiasso, D. Milito) 4 brésiliens (Julio César, Maicon, Lucio, Mancini), 1 colombien (I. Cordoba), 1 slovène (R. Khrin), 1 serbe (D. Stankovic), 1 français (P. Vieira), 1 ghanéen (S. Muntari) et 1 camerounais (S. Eto’o) ont foulé la pelouse, sous les ordres d’un entraîneur portugais, José Mourinho...
Le 15 décembre 1995, la Cour Européenne de Justice (CEJ) rendait le célèbre arrêt Bosman et laissait présager de profonds changements dans le football professionnel en Europe, avec la suppression de quotas pour les joueurs intra-communautaires. Deux autres décisions fondamentales ont accéléré le processus d'internationalisation des équipes européennes : En décembre 2002, l'arrêt Malaja a étendu le champ d'application de l'arrêt Bosman à 22 nouveaux pays (Ex-URSS, Balkans, Turquie, Maghreb) ; En mai 2003, l'arrêt Kolpak l'a étendu de manière encore plus significative, à 77 autres pays d'Afrique, du Pacifique et des Caraïbes.
Les ressortissants des pays ne rentrant pas dans le cadre de ces arrêts, comme les argentins ou les brésiliens (ou les thaïlandais, mais c'est plus rare), sont eux considérés comme des joueurs extra-communautaires et sont limités à 4 par club. SAUF s'ils peuvent justifier d'un passeport communautaire, qu'ils obtiennent en général facilement en s'inventant une grand-mère suédoise ou une arrière grand-père roumain.
En résumé, à l'heure actuelle, à peu près n'importe quel joueur peut signer sans contraintes dans n'importe quel club de l'UE.
Roman Abramovitch, riche propriétaire de Chelsea, pourrait par exemple décider si ça lui chante de faire venir toute l’équipe nationale de Russie à Londres pour jouer en Premier League sous les couleurs des Blues...Absurde oui, mais pas impossible. En 2004, le KSK Bereven a présenté 11 ivoiriens face au FC Bruges en finale de la Coupe de Belgique, finalement remportée par les belges 4 buts à 2.
Heureusement, il reste en Europe au moins un club qui résiste à la tentation des joueurs internationaux, et ce au profit de joueurs locaux : l'Atletic Bilbao. La politique du club, très stricte, est de former les meilleurs jeunes du Pays Basque, et surtout de ne recruter pour l’équipe pro que des joueurs originaires de la région. Et pour cela, Bilbao mérite un immense respect. Sportivement, l'Atletic prouve en plus qu'il est tout à fait possible de rivaliser avec les meilleures formations sans avoir recours à des joueurs étrangers : Bilbao est en effet la seule équipe de Liga avec le Real Madrid et le FC Barcelone à n’avoir jamais connu la relégation en 2ème division...
Autre motif de satisfaction, le Président de la FIFA Sepp Blatter tente depuis peu d’imposer à l’UEFA la règle du "6+5" qui obligerait les clubs à aligner à chaque coup d’envoi soit 6 joueurs nationaux (ce qui contredit le principe de libre circulation dans l’UE), soit 6 joueurs formés au club. Bien que l'instance européenne du football n'y soit pas vraiment favorable pour l’instant, Michel Platini s’est déclaré ouvert au débat.
Jusqu'à d'éventuelles législations qui pourraient mettre fin à certaines dérives du foot-business, espèrons que les dirigeants des grands clubs européens sauront être raisonnables. Reste à savoir : Grenoble aurait-il déjà gagné un match cette saison (12 défaites en 12 matchs de Ligue 1) si le Président Kazutoshi Watanabe avait recruté onze japonais au mercato ?



En ce qui concerne le merchandising, l'Olympique de Marseille est un exemple pour tous les clubs français. Mais depuis le 16 septembre, l'OM a mis en vente sur son site un maillot vraiment particulier.
Les looks des rugbymen du Top 14 sont de plus en plus étonnants. Depuis août dernier, les joueurs du Stade Toulousain se font remarquer en portant une moustache dans le pur style seventies, confirmant ainsi que les grands gaillards du rugby français ne manquent pas d’humour.
Plongez dans le quotidien de l'homme le plus rapide de la planète, triple champion olympique et triple champion du monde, à 23 ans.
8h15 : Usain Bolt éteint son réveil en 11/100e de seconde et se rendort aussi sec.
9h15 : Usain Bolt éteint son réveil en 11/100e de seconde et se rendort aussi sec.
10h16 : Usain Bolt traîne un peu sur l'oreiller en chantant les paroles de Get Up Stand Up de Bob Marley, puis s'éjecte hors du lit.
10h20 : Face au miroir de sa chambre, entre les posters de stars du cricket et de Don Quarrie, Usain Bolt sautille, s'arrête, met la main devant la bouche, l'enlève, sourit, remet la main devant sa bouche, puis se télé-porte dans la salle de bains.
10h23 : Usain Bolt prend sa douche en 9'58''.
10h42 : L'athlète surnommé "la foudre" s'enfile trois ackees en guise de p'tit déj.
10h57 : Un journaliste tente de joindre Usain Bolt pour l’interroger, il tombe sur sa messagerie: "Hi, you have reached Lightning Bolt’s voicemail, please leave a message and I will call you back as fast as I can".
11h04 : Usain Bolt surfe un peu sur internet. Il consulte ses emails, son profil Facebook, et regarde sur Youtube une vidéo de la finale du 400m à Séville en 1999, remportée par Michael Johnson en 43''18' (record du monde).
11h33 : Usain Bolt part voir ses parents à Trelawny, à 100 km au nord de Kingston. Pour s'y rendre, il emprunte à pied l’autoroute 2000 rebaptisée "Autoroute Usain Bolt" en l’honneur du héros national.
11h43 : Arrivé dans sa ville natale, Usain Bolt est accueilli par une foule en délire. Il embrasse sa mère tendrement, récupère son sac de linge propre et repart dans l'autre sens.
11h53: De retour dans la capitale jamaïcaine, Usain Bolt passe à hauteur du MVP Track & Field Club de son compatriote Asafa Powell, qui enchaîne les tours de piste au milieu d'autres coureurs appliqués.
12h12 : Confortablement installé dans un hamac sur sa terrasse, Usain Bolt parcourt au soleil sa collection de bandes-dessinées de Flash.
12h24 : Un livreur de pizzas sonne à la porte, Usain Bolt lui ouvre alors que celui-ci a encore le doigt sur la sonnette. Le temps de cligner des yeux, le coursier se retrouve avec un billet de $20 dans la main à la place de la commande. L’athlète s’enfile une pepperoni extra-cheese et 1/2 litre de soda américain.
14h32 : Allongé sur son lit, Usain Bolt écoute Aux armes et caetera de Serge Gainsbourg, enregistré en Jamaïque avec les Wailers il y a exactement 30 ans...
14h39 : Un chercheur universitaire canadien tente de joindre Usain Bolt, sans succès. Il laisse un message sur son répondeur.
14h54 : La piste d'athlétisme du Racers Track Club d'Usain Bolt est déserte.
14h55 : En pleine partie de PES sur Playstation 3, Usain vient de marquer avec Manchester United, son club favori. Il prend son temps pour apprécier au ralenti le but qu'il a inscrit par Wayne Rooney. Son coach Glen Mills, qui tient la deuxième manette, manque de perdre ses nerfs.
16h00 : L'entraîneur jubile, il vient de remporter la série de matchs au jeu de foot et se verra donc offrir le Mc Do par son poulain. Usain propose une revanche sur Wii.
16h25 : Usain Bolt perd encore le pari, sur Nintendo cette fois, et écope pour celui-ci d'un entraînement immédiat. Il file donc se mettre en tenue de sprinter.
16h26 : De retour dans le salon, il répète le mime de l'éclair cinq ou six fois. Son coach ajuste la position du bras gauche qui doit se situer un peu plus haut selon lui.
16h31 : Fin de l'entraînement.
18h54 : Un scientifique anglais essaie à son tour de joindre Usain Bolt pour l'interroger. Répondeur.
19h28 : Usain Bolt sort sa Ferrari California GT du garage pour aller chercher le dîner avec son coach. Dans la rue, une cinquantaine d’enfants courent autour de la voiture du roi du sprint, qui s'arrête et sort pour leur prodiguer quelques conseils.
19h45 : Au drive-thru, Usain commande deux menus Chicken McNuggets et reçoit deux verres en cadeau. Il rend les verres en indiquant qu'il ne peut pas accepter un tel geste. La serveuse les reprend et remarque les 3 médailles d'or pendues au rétroviseur du bolide.
19h36 : Usain Bolt est pris dans un concert de rue sur le chemin du retour. Il s'arrête à nouveau et rejoint les jeunes rastafari pour danser et reprendre avec eux la chorégraphie d'Elephant Man, inventée pour l'icône national.
19h47 : L'athlète américain Tyson Gay téléphone à Usain Bolt, toujours sur boîte vocale. Il lui laisse un message : "Please don't go to London in 2012".
20h13 : Usain Bolt allume enfin son portable. Il écoute ses messages et renvoie un texto groupé : "I can run faster dan 9’50’’. Peace out".
20h40 : Un violent orage éclate. Usain Bolt sort courir.
22h15 : Usain organise un tournoi de poker chez lui avec ses potes de lycée. Une épaisse fumée d'herbe flotte dans la pièce. Sur la table cohabitent des Red Stripes, des cartes, des jetons, et trois médailles d'or.
00h09 : Le tournoi s'achève sur une victoire d'Usain Bolt, qui insiste pour rendre l'argent perdu par ses copains.
00h41 : Prêt à se coucher, Usain Bolt éteint la lumière de sa chambre et se retrouve au lit avant même que la pièce soit plongée dans le noir.
00h47 : Usain Bolt s’endort en 19’’19’ dans un immense drapeau jamaïcain, devant le générique d’un célèbre film sorti quatre ans avant sa naissance : E.T. L’extraterrestre.


